Apatosaurus
Apatosaurus et Brontosaurus — Le colosse à qui l'on a pris son nom, sa tête et sa réputation
Demandez à n'importe qui de nommer un dinosaure à long cou : on vous répondra « brontosaure ». C'est sans doute le nom de dinosaure le plus célèbre du monde après celui du T. rex. Et pendant cent douze ans, ce nom a officiellement désigné un animal qui n'existait pas.
L'histoire de l'Apatosaurus est celle d'un colosse à qui l'on a successivement retiré trois choses : son nom, quand un paléontologue a démontré en 1903 que le brontosaure n'était qu'un apatosaure mal identifié ; sa tête, qu'un musée lui a empruntée à une autre espèce et laissée sur les épaules pendant quarante-cinq ans ; et sa réputation, quand tout le XXe siècle l'a peint barbotant dans un marécage, trop lourd pour porter son propre poids. Il a fini par récupérer les trois. La dernière restitution date de 2015 — et elle mérite d'être dite proprement tout de suite, parce qu'on la raconte souvent de travers : il ne s'agit pas d'avoir rebaptisé l'Apatosaurus en brontosaure. Il s'agit d'avoir rendu le nom Brontosaurus à une partie des spécimens, qui forment un genre voisin et distinct. L'Apatosaurus, lui, s'appelle toujours Apatosaurus.
Un pont de vingt mètres
Commençons par l'animal lui-même. L'Apatosaurus est un diplodocidé : la famille des sauropodes très allongés, à cou et queue démesurés, au corps relativement court. Il partage cette architecture avec son cousin le Diplodocus, mais là où celui-ci évoque un pont suspendu — tout en légèreté et en tension —, l'Apatosaurus est un pont de pierre.
À longueur presque égale, vingt et un à vingt-trois mètres, il est bâti deux fois plus lourdement. Les vertèbres du cou sont plus courtes et beaucoup plus massives. Les os des membres sont épais, le fémur colossal. Le tronc est trapu. C'est la différence qu'un œil exercé repère immédiatement entre les deux squelettes montés côte à côte : le Diplodocus est un trait, l'Apatosaurus est un mur.
La tête, elle, est ridicule : une quarantaine de centimètres au bout de ce cou, garnie de dents étroites en forme de ciseau, alignées à l'avant de la bouche. Ce n'étaient pas des dents à mâcher — l'animal n'en avait aucune à l'arrière — mais des dents à cueillir. Il arrachait la végétation et l'avalait entière, laissant l'immense système digestif faire le travail. Chaque patte avant portait une unique grande griffe au pouce, dont on ignore toujours l'usage exact.
Aucun chiffre de masse ne fait consensus, et il faut le dire franchement. Les reconstitutions volumétriques — on modélise le corps en trois dimensions, on estime sa densité — donnent couramment 16 à 22 tonnes pour Apatosaurus louisae. Les équations fondées sur la circonférence des os porteurs, elles, renvoient des valeurs bien supérieures, jusqu'à plus de trente tonnes. Une compilation publiée en 2024 par Woodruff, Curtice et Foster montre l'ampleur du désaccord pour les grands sauropodes de Morrison : pour une même espèce, les estimations publiées peuvent varier du simple au triple. Ce n'est pas un détail : cela signifie que les « poids » affichés dans les documentaires sont des sorties de modèle, pas des mesures.
1877-1879 : deux noms pour un seul animal
Pour comprendre le gâchis qui va suivre, il faut se replacer dans la guerre des os. Dans les années 1870 et 1880, deux paléontologues américains, Othniel Charles Marsh et Edward Drinker Cope, se livrent une course effrénée à la découverte. On achète des équipes de fouille, on se vole des gisements, on publie dans l'urgence pour être le premier à nommer. Marsh, à lui seul, baptisera des dizaines d'espèces de dinosaures. Beaucoup ne survivront pas à l'examen.
En 1877, sur un gisement près de Morrison, dans le Colorado, les prospecteurs de Marsh exhument un squelette partiel de sauropode. Marsh le nomme Apatosaurus ajax : « lézard trompeur ». Le nom vient d'un détail technique — les chevrons, ces petits os en V sous les vertèbres de la queue, lui rappelaient ceux d'un reptile marin plutôt que ceux d'un dinosaure. Marsh trouvait cela déroutant ; il l'a inscrit dans le nom.
Deux ans plus tard, en 1879, une autre équipe de Marsh sort du sol de Como Bluff, dans le Wyoming, un squelette bien plus complet et nettement plus grand. Persuadé de tenir un animal différent, Marsh le baptise Brontosaurus excelsus : « noble lézard du tonnerre ». Le nom est magnifique. Il va faire le tour du monde.
Ni le type d'Apatosaurus ajax, ni celui de Brontosaurus excelsus ne comportait de crâne. Marsh a donc publié, en 1891 puis en 1896, des reconstitutions de squelette entier dont la tête était entièrement conjecturale, inspirée de matériel fragmentaire d'un tout autre sauropode. Ces planches, superbes et largement diffusées, ont fixé pour un siècle l'image mentale du brontosaure — avec une tête qui n'était pas la sienne. Quant au crâne récolté en 1883 à Garden Park que Marsh attribuait au brontosaure, une réétude publiée en 2020 par D'Emic et Carrano l'a définitivement rendu à un brachiosauridé.
1903 : Riggs efface le brontosaure
Marsh meurt en 1899. Quatre ans plus tard, un jeune paléontologue du Field Columbian Museum de Chicago, Elmer Riggs, reprend le dossier des sauropodes de Marsh et compare méthodiquement les deux squelettes.
Son verdict est net : les différences entre Apatosaurus et Brontosaurus ne dépassent pas ce qu'on attend entre deux espèces d'un même genre — ou entre un individu jeune et un individu adulte. Or les règles de la nomenclature sont sans appel : quand deux noms désignent le même genre, le plus ancien l'emporte. Apatosaurus a été publié en 1877, Brontosaurus en 1879. Le lézard du tonnerre devient donc, en 1903, Apatosaurus excelsus.
Ce devrait être la fin de l'histoire. Ce n'en est que le début — parce que le grand public, lui, n'a jamais reçu la note de service.
Le dinosaure sans tête
En 1905, l'American Museum of Natural History de New York inaugure le premier squelette de sauropode monté au monde. C'est un événement mondial. Le musée l'expose sous le nom de Brontosaurus — deux ans après la décision de Riggs. Faute de crâne, l'équipe sculpte une tête d'après un autre sauropode, museau court et dents épaisses. L'affiche est posée pour le siècle.
Pendant ce temps, à Pittsburgh, une autre histoire commence. En 1909, Earl Douglass découvre dans l'Utah un squelette d'une complétude extraordinaire, qui deviendra le spécimen CM 3018, holotype d'Apatosaurus louisae — nommé en l'honneur de Louise Carnegie. Le gisement deviendra le Dinosaur National Monument.
Le directeur du musée Carnegie, William Holland, est convaincu d'avoir trouvé mieux : à proximité du squelette gisait un crâne de sauropode, long et bas, de type Diplodocus. Holland est persuadé que c'est la vraie tête de l'animal. Il monte le squelette, et se heurte à l'establishment new-yorkais, qui tient pour la tête courte et massive. Holland refuse de céder.
Plutôt que de monter un crâne qu'il jugeait faux, Holland laissa son squelette décapité. Il resta ainsi, exposé sans tête, pendant une vingtaine d'années. Holland meurt en 1932 ; en 1934, selon le récit du musée lui-même, on installe discrètement sur le squelette un moulage de crâne — celui-là même que Holland avait refusé, et qui est aujourd'hui reconnu comme appartenant à Camarasaurus. L'Apatosaurus du Carnegie a donc porté la tête d'une autre espèce de 1934 à 1979.
La réhabilitation vient de John S. McIntosh, spécialiste mondial des sauropodes, qui reprend dans les années 1970 l'ensemble du dossier — y compris les carnets et les lettres de terrain d'Earl Douglass. Avec le paléontologue David Berman, il publie en 1978 la monographie qui tranche : par toute son anatomie post-crânienne, l'Apatosaurus est bien plus proche du Diplodocus que du Camarasaurus, et le crâne long et bas défendu par Holland est le bon.
Le 20 octobre 1979, le musée Carnegie organise une cérémonie. On dévisse la mauvaise tête, on installe un moulage du crâne CM 11162. Holland avait raison depuis soixante-dix ans. Il était mort depuis quarante-sept.
New York mettra encore plus longtemps : le squelette de l'AMNH ne recevra sa tête correcte que lors de la grande rénovation des salles de fossiles, dans les années 1990.
La troisième chose qu'on lui a prise : sa réputation
Restait un dernier contresens, celui-là purement iconographique. Pendant la majeure partie du XXe siècle, le brontosaure a été représenté immergé jusqu'aux épaules dans un marécage tiède, la tête sortant de l'eau comme un périscope. L'argument paraissait imparable : un animal de vingt tonnes ne pouvait pas porter son propre poids ; il lui fallait la poussée de l'eau.
Tout est faux, et c'est un zoologiste britannique, Kenneth Kermack, qui a porté le premier coup dès 1951. Son argument n'est pas que l'animal aurait été broyé, mais qu'il n'aurait pas pu respirer : la tête hors de l'eau et le thorax plusieurs mètres plus bas, la pression exercée sur la cage thoracique aurait rendu impossible le gonflement des poumons. Un tuba de plusieurs mètres ne fonctionne pas, quelle que soit la taille de l'animal.
Le reste a suivi. Les pistes fossiles montrent des sauropodes marchant sur un sol ferme, sans la moindre trace de queue traînante. Et surtout, le squelette est fait pour la terre ferme : membres en colonnes, pieds compacts, colonne vertébrale en arche porteuse.
Un géant plein d'air
Comment, alors, un animal de vingt mètres tenait-il debout ? Une partie de la réponse tient dans un mot : pneumaticité. Les vertèbres des sauropodes sont creusées de cavités profondes envahies par des sacs aériens, prolongements du système respiratoire — exactement comme chez les oiseaux actuels. Le squelette est un assemblage de poutres évidées : beaucoup de volume, très peu de matière.
Le phénomène continue de livrer des surprises. En 2024, une équipe publiant dans le Journal of Vertebrate Paleontology a décrit une forme de pneumatisation encore jamais signalée sur une côte dorsale d'Apatosaurus : une série de dépressions creusées le long de sa face postérieure, différentes de tout ce qu'on connaissait. Les sacs aériens ne se contentaient donc pas d'alléger la colonne vertébrale ; ils s'infiltraient aussi dans la cage thoracique, et pas de la même façon selon les diplodocidés.
L'histologie des os permet de compter les cycles de croissance, comme les cernes d'un arbre. Un travail pionnier de Kristina Curry en 1999 avait déjà montré que l'Apatosaurus grandissait très vite, atteignant une taille proche de l'adulte en une dizaine d'années — un rythme sans commune mesure avec celui d'un reptile actuel. Une réanalyse publiée en 2013 par Griebeler, Klein et Sander, appliquée à plusieurs sauropodes dont deux Apatosaurus, a affiné le tableau : maturité sexuelle vers 19 à 21 ans, mort vers 28 à 31 ans. Attention toutefois à ce que disent ces chiffres : ils portent sur une poignée d'individus et donnent leur âge au moment de la mort, pas la longévité maximale de l'espèce — rien n'interdit qu'un Apatosaurus chanceux ait vécu bien plus vieux. Ce qui est solide, en revanche, c'est la vitesse : ces colosses atteignaient leur taille adulte en quelques dizaines d'années, là où un reptile actuel de croissance comparable en aurait mis des siècles.
Le cou : la vraie signature de l'apatosaure
S'il ne fallait retenir qu'un os pour distinguer un Apatosaurus de tous les autres sauropodes, ce serait une vertèbre du cou. Chez lui, les côtes cervicales — ces longues baguettes osseuses accolées sous les vertèbres — sont énormes, et surtout dirigées franchement vers le bas. En coupe, le cou n'est pas un cylindre : c'est un triangle, large et lourd, aux arêtes saillantes.
Pourquoi ? Un cou de brouteur n'a aucun besoin d'être bâti comme ça. En 2015, Michael Taylor, Mathew Wedel, Darren Naish et l'artiste Brian Engh ont proposé une réponse spectaculaire, présentée à un congrès britannique et déposée en préprint : ces structures seraient des adaptations au combat. Les apatosaures se seraient affrontés en abattant le cou l'un sur l'autre, protégés par des coussinets de tissu dur sur les saillies osseuses — un comportement dont l'analogue actuel le plus proche serait celui des éléphants de mer, qui se percutent poitrail contre poitrail.
Cette hypothèse, surnommée « BRONTOSMASH » par ses auteurs, est séduisante, cohérente avec l'anatomie — et toujours pas publiée dans une revue à comité de lecture. Plus de dix ans après la communication de 2015, elle en est restée au stade du résumé de congrès et du préprint, ses auteurs l'ayant eux-mêmes reconnu publiquement à plusieurs reprises. Elle mérite donc d'être connue, et présentée pour ce qu'elle est : une proposition non validée, pas un fait établi. Les côtes cervicales de l'apatosaure, elles, restent une énigme ouverte.
2015 : le brontosaure revient
Retour à la question du nom. Pendant tout le XXe siècle, le consensus des spécialistes reste celui de Riggs : le brontosaure n'existe pas. Mais la décision de 1903 reposait sur une comparaison à l'œil, entre deux squelettes, avec les outils de 1903.
En avril 2015, Emanuel Tschopp, Octávio Mateus et Roger Benson publient dans PeerJ la plus vaste révision jamais menée sur la famille : une analyse phylogénétique spécimen par spécimen — et non espèce par espèce —, portant sur 81 unités et 477 caractères anatomiques. Cinq années de travail, et un résultat inattendu : les spécimens historiquement rangés sous Brontosaurus forment un groupe cohérent, nettement séparé de ceux d'Apatosaurus.
Les auteurs relèvent alors le vrai problème : à partir de quand deux groupes méritent-ils des genres distincts ? Il n'existe aucune règle. Ils en proposent donc une, explicite et reproductible : ils mesurent combien de caractères séparent des espèces dont tout le monde s'accorde à dire qu'elles appartiennent au même genre — Apatosaurus ajax et Apatosaurus louisae en diffèrent par douze, Diplodocus carnegii et D. hallorum par onze — et fixent le seuil générique à treize caractères différents. Brontosaurus franchit la barre. Il est ressuscité, avec trois espèces : B. excelsus, B. parvus et B. yahnahpin.
Les deux, et la nuance compte. Ce que Tschopp et ses collègues ont montré, ce n'est pas que « le brontosaure existe » dans l'absolu : c'est que si l'on adopte un seuil chiffré cohérent avec l'usage courant, alors Brontosaurus mérite son genre. Le seuil reste une convention humaine, et les auteurs ne le cachent pas. Une partie de la communauté juge la séparation convaincante ; une autre continue de considérer Brontosaurus comme un synonyme d'Apatosaurus. Le débat n'est pas clos — ce qui a changé, c'est qu'on dispose enfin d'un critère qu'on peut discuter chiffre en main. Et dans tous les cas, l'animal que le grand public appelle « brontosaure » depuis 1879 n'a jamais cessé d'exister ; c'est son étiquette qui a bougé.
Le monde de Morrison
L'Apatosaurus vivait il y a environ 152 millions d'années dans la Formation de Morrison, cette immense plaine d'inondation semi-aride qui couvrait l'ouest des États-Unis actuels à la fin du Jurassique : saisons sèches marquées, rivières en tresses, forêts-galeries de conifères, fougères et prêles, et pas un seul brin d'herbe — les graminées n'existaient pas encore.
Il y partageait le paysage avec une faune de géants : le Diplodocus, son cousin élancé, le Brachiosaurus, brouteur de cimes, le massif Camarasaurus, et côté herbivores cuirassés, le Stégosaure. Face à eux, un prédateur dominant : l'Allosaure.
Cette abondance de très grands herbivores dans un même milieu pose une question classique, traitée en détail dans notre fiche sur le Diplodocus : comment cinq ou six espèces de sauropodes coexistaient-elles sans se faire concurrence ? La réponse tient au partage des hauteurs de broutage et à la forme des dents. L'Apatosaurus, dents en ciseau et cou puissant mais peu relevé, était un brouteur de strate basse à moyenne, capable d'arracher des végétaux coriaces que d'autres laissaient.
Bully for Brontosaurus
Un dernier épisode, parce qu'il dit tout du rapport entre la science et le public. En 1989, la poste américaine émet une série de timbres consacrés aux dinosaures. L'un d'eux porte la mention « Brontosaurus ». Des scientifiques protestent : le nom est invalide depuis 1903, l'État diffuse une erreur.
Le paléontologue et essayiste Stephen Jay Gould prend alors la défense du timbre dans un texte qui donnera son titre à l'un de ses recueils les plus célèbres, Bully for Brontosaurus (1991). Son argument : il existe des noms scientifiques et des noms vernaculaires, et « brontosaure » est devenu un mot de la langue commune, au même titre que « rouge-gorge ». Personne n'exige du public qu'il dise Erithacus rubecula.
Officiellement, le brontosaure n'existait plus depuis 1903. Officieusement, il n'a jamais cessé d'être l'un des dinosaures les plus connus au monde. Le paradoxe que Gould défendait — et que la révision de 2015 est venue trancher en faveur du public
Vingt-quatre ans après l'essai de Gould, la science a fini par rejoindre la rue. C'est suffisamment rare pour être signalé.
Ce que l'apatosaure nous apprend
Il n'a battu aucun record. Il n'est ni le plus long — l'Argentinosaurus le dépasse largement —, ni le plus haut, ni le plus lourd. Son intérêt est ailleurs : c'est probablement le dinosaure sur lequel la paléontologie s'est le plus souvent trompée, et le plus publiquement.
Mauvais nom en 1879, nom supprimé en 1903, mauvaise tête de 1934 à 1979, mauvais milieu de vie pendant quatre-vingts ans, masse toujours incertaine aujourd'hui, cou inexpliqué. Et à chaque fois, la correction est venue du même endroit : quelqu'un a repris les os, les carnets de terrain, les mesures, et a recompté. Holland avait raison et on ne l'a pas écouté ; McIntosh l'a prouvé soixante-dix ans plus tard. Riggs avait raison en 1903 avec les moyens de 1903 ; Tschopp a rouvert le dossier avec ceux de 2015.
Le lézard trompeur porte décidément bien son nom. Il aura fallu cent trente-six ans pour que le tonnerre, lui, retrouve le sien.
Sources scientifiques et références
- Marsh, O. C. (1877). « Notice of new dinosaurian reptiles from the Jurassic formation ». American Journal of Science, s3-14(84), 514–516. [description d'Apatosaurus ajax]
- Marsh, O. C. (1879). « Notice of new Jurassic reptiles ». American Journal of Science, s3-18(108), 501–505. [description de Brontosaurus excelsus]
- Riggs, E. S. (1903). « Structure and relationships of opisthocoelian dinosaurs. Part I: Apatosaurus Marsh ». Field Columbian Museum, Geological Series, 2(4), 165–196. [mise en synonymie de Brontosaurus]
- Holland, W. J. (1915). « Heads and tails: a few notes relating to the structure of the sauropod dinosaurs ». Annals of the Carnegie Museum, 9, 273–278.
- Berman, D. S., & McIntosh, J. S. (1978). « Skull and relationships of the Upper Jurassic sauropod Apatosaurus (Reptilia, Saurischia) ». Bulletin of Carnegie Museum of Natural History, 8, 1–35.
- Kermack, K. A. (1951). « A note on the habits of sauropods ». Annals and Magazine of Natural History, s12, 4(48), 830–832. [réfutation du sauropode aquatique par la mécanique respiratoire]
- Gould, S. J. (1991). Bully for Brontosaurus: Reflections in Natural History. New York : W. W. Norton.
- Curry, K. A. (1999). « Ontogenetic histology of Apatosaurus (Dinosauria: Sauropoda): new insights on growth rates and longevity ». Journal of Vertebrate Paleontology, 19(4), 654–665. doi:10.1080/02724634.1999.10011179
- Griebeler, E. M., Klein, N., & Sander, P. M. (2013). « Aging, maturation and growth of sauropodomorph dinosaurs as deduced from growth curves using long bone histological data: an assessment of methodological constraints and solutions ». PLOS ONE, 8(6), e67012. doi:10.1371/journal.pone.0067012
- Tschopp, E., Mateus, O., & Benson, R. B. J. (2015). « A specimen-level phylogenetic analysis and taxonomic revision of Diplodocidae (Dinosauria, Sauropoda) ». PeerJ, 3, e857. doi:10.7717/peerj.857
- Taylor, M. P., Wedel, M. J., Naish, D., & Engh, B. (2015). « Were the necks of Apatosaurus and Brontosaurus adapted for combat? ». PeerJ PrePrints, 3, e1347v1. doi:10.7287/peerj.preprints.1347v1 [préprint, non publié en revue à comité de lecture]
- D'Emic, M. D., & Carrano, M. T. (2020). « Redescription of brachiosaurid sauropod dinosaur material from the Upper Jurassic Morrison Formation, Colorado, USA ». The Anatomical Record, 303(4), 732–758. doi:10.1002/ar.24198
- King, J. L., McHugh, J. B., Wedel, M. J., & Curtice, B. (2024). « A previously unreported form of dorsal rib pneumaticity in Apatosaurus (Dinosauria: Sauropoda) and implications for pneumatic variation among diplodocid dorsal ribs ». Journal of Vertebrate Paleontology. doi:10.1080/02724634.2024.2316665
- Woodruff, D. C., Curtice, B. D., & Foster, J. R. (2024). « Seis-ing up the Super-Morrison formation sauropods ». Journal of Anatomy, 247(3–4), 682–698. doi:10.1111/joa.14108