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Protoceratops

Protoceratops andrewsi — Le « mouton du Crétacé », célèbre pour un combat resté figé et des œufs qui n'étaient pas les siens

Dinosaure · Herbivore · Protoceratopsidae · Mongolie et Chine (désert de Gobi) · Crétacé supérieur (~75 à 71 millions d'années)

Reconstitution d'un Protoceratops andrewsi de profil, petit dinosaure quadrupède à bec de perroquet et large collerette osseuse, dans un paysage désertique du Crétacé mongol
Reconstitution du Protoceratops andrewsi. Un herbivore de la taille d'un gros mouton — et l'un des dinosaures les plus mal crédités de l'histoire de la paléontologie.

Il y a des animaux célèbres pour ce qu'ils ont fait. Le Protoceratops, lui, est célèbre pour ce qu'on lui a attribué. On a longtemps cru que les premiers œufs de dinosaure jamais reconnus étaient les siens : ils ne l'étaient pas. On a raconté partout que ses crânes affleurant dans le Gobi avaient inspiré aux Grecs la légende du griffon : c'est très probablement faux. Et son fait d'armes le plus connu est un combat contre un Vélociraptor, figé dans le sable depuis quelque 74 millions d'années — un combat que personne n'a gagné.

Derrière ces méprises se cache pourtant l'un des dinosaures les mieux connus au monde : des centaines de spécimens de tous les âges, un nid entier de jeunes, et l'un des rares cas où l'on peut suivre, os par os, comment un dinosaure grandissait.

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Le « mouton du Crétacé »

Protoceratops n'a rien d'un colosse : environ deux mètres du bec au bout de la queue, la masse d'un gros mouton ou d'un petit porc, quatre pattes robustes et une démarche basse. Son nom signifie « premier visage à cornes », mais il faut le prendre au pied de la lettre : il annonce les cératopsiens à cornes, sans en porter lui-même. Là où le Triceratops exhibera trois cornes et une collerette d'un mètre quatre-vingts, Protoceratops se contente d'une simple bosse nasale et d'une collerette osseuse ajourée.

Le reste de son anatomie est d'une efficacité de tondeuse : un bec de perroquet corné, tranchant, capable de sectionner une végétation désertique coriace, prolongé par des batteries dentaires qui broyaient en cisaille. Le crâne est massif, le cou court, la queue étonnamment haute et aplatie latéralement.

Surtout, il était abondant. Dans les formations du Gobi, on le ramasse par centaines, à tous les stades de croissance, au point que les paléontologues l'ont surnommé « le mouton du Crétacé ». C'est cette abondance qui en fait, paradoxalement, l'un des dinosaures les plus précieux : quand on dispose de deux cents individus d'âges différents, on peut faire des statistiques — et la paléontologie en manque cruellement.

Comparaison de taille en silhouettes noires entre un Protoceratops andrewsi et un humain adulte de 1,80 m
Comparaison de taille entre le Protoceratops andrewsi et un adulte humain de 1,80 m. Environ deux mètres de long, et à peine un mètre au sommet de la collerette : un dinosaure qu'on regarde de haut.

Les Falaises de Feu, 1922

L'histoire commence avec l'une des expéditions les plus romanesques du XXe siècle. Entre 1922 et 1925, l'American Museum of Natural History envoie dans le désert de Gobi les Central Asiatic Expeditions, menées par Roy Chapman Andrews — caravanes de chameaux, Dodge décapotables, bandits et tempêtes de sable. L'objectif officiel est de trouver les origines de l'humanité en Asie centrale. Les expéditions n'en trouveront aucune trace, mais reviendront avec tout autre chose.

En 1922, sur un affleurement de grès rouge que l'équipe baptise les Flaming Cliffs (« falaises de feu »), à Bayn Dzak, les fossiles sortent du sol par dizaines. Parmi eux, un petit dinosaure à collerette, décrit l'année suivante par Walter Granger et William King Gregory sous le nom de Protoceratops andrewsi — l'épithète honorant le chef d'expédition.

✦ Non, ce n'est pas Indiana Jones

On lit constamment que Roy Chapman Andrews aurait inspiré le personnage d'Indiana Jones : chapeau mou, revolver, expéditions périlleuses, la ressemblance est tentante. Mais ni George Lucas ni Steven Spielberg n'ont jamais confirmé cette filiation ; ils ont cité les héros des serials d'aventure des années 1930 comme source. Andrews n'était d'ailleurs pas paléontologue de formation, mais zoologue et organisateur d'expéditions — les fossiles, c'étaient Granger et ses collègues qui les décrivaient. La légende est jolie ; elle reste une légende.

Les œufs qui n'étaient pas les siens

Aux Flaming Cliffs, l'équipe met aussi au jour des nids d'œufs allongés — les premiers œufs de dinosaure jamais reconnus comme tels. Comme Protoceratops est de loin l'animal le plus commun du site, l'attribution paraît évidente : ce sont ses œufs. Et lorsqu'on retrouve un petit théropode écrasé sur l'un de ces nids, la conclusion s'impose d'elle-même : un voleur d'œufs, pris en flagrant délit. On le baptise Oviraptor philoceratops, littéralement « le voleur d'œufs amateur de cératopsiens ».

Il faudra attendre les années 1990 pour que tout s'effondre. Un embryon fossilisé à l'intérieur d'un œuf identique révèle qu'il s'agissait d'un embryon d'oviraptoridé, puis un adulte est retrouvé accroupi sur un nid dans la posture exacte d'un oiseau qui couve. Les œufs n'étaient pas ceux du Protoceratops, et l'Oviraptor ne les volait pas : il couvait les siens. L'histoire complète de cette erreur judiciaire est racontée dans notre fiche Oviraptor — mais elle laissait une question en suspens : si ces œufs n'étaient pas ceux du Protoceratops, où étaient donc passés les siens ?

🔬 Le saviez-vous — ses vrais œufs étaient invisibles

La réponse est tombée en 2020, dans Nature. En analysant par spectroscopie des restes d'œufs associés à des embryons de Protoceratops, une équipe menée par Mark Norell a conclu que leur coquille n'était pas minéralisée : c'était une membrane souple, comme celle d'un œuf de tortue. Or une coquille molle se fossilise très mal — d'où leur quasi-absence du registre. Le même travail conclut que la coquille dure et calcaire est apparue au moins trois fois indépendamment chez les dinosaures, et que l'œuf des tout premiers d'entre eux était mou — une reconstruction de l'œuf ancestral qui reste discutée depuis, sans remettre en cause les œufs souples du Protoceratops lui-même. Protoceratops n'avait pas perdu ses œufs : ils étaient simplement invisibles.

Le combat le plus célèbre de la paléontologie

Le 3 août 1971, une expédition polono-mongole fouille le site de Tugrugeen Shireh, dans le Gobi. Ce qu'elle dégage du grès est sans équivalent : un Vélociraptor et un Protoceratops enlacés, en position de vie, figés en plein affrontement.

La lecture de la scène est saisissante de précision. La griffe en faucille du pied gauche du Vélociraptor se trouve au niveau de la gorge du Protoceratops — là où, chez un animal vivant, passent de grands vaisseaux, même si le fossile ne conserve évidemment que les os. Mais l'herbivore n'a pas seulement subi : son bec s'est refermé sur le bras droit du prédateur, qui semble avoir été brisé dans la prise. Les deux animaux sont morts ensemble, sans qu'on puisse désigner de vainqueur.

Le fossile des Dinosaures qui se battent exposé en musée : les squelettes d'un Vélociraptor et d'un Protoceratops enchevêtrés dans un bloc de grès
Le fossile dit des « Dinosaures qui se battent », ici en moulage d'exposition : le Vélociraptor à droite, le Protoceratops à gauche, leurs squelettes toujours imbriqués. Photo : Yuya Tamai / Wikimedia Commons, CC BY 2.0

Reste la question la plus difficile : comment sont-ils morts en même temps ? L'hypothèse dominante est l'effondrement brutal d'une dune de sable, déclenché par des pluies ou une tempête, qui les aurait ensevelis instantanément. D'autres scénarios ont été proposés — un enfouissement par tempête de sable, voire un Vélociraptor en train de charogner un Protoceratops déjà mort et surpris par l'effondrement. Le fossile ne tranche pas.

✦ Pourquoi ce fossile compte autant

Le registre fossile conserve des anatomies ; il ne conserve presque jamais des comportements. On déduit d'ordinaire la prédation de marques de dents, de contenus stomacaux, d'accumulations d'ossements — autant d'indices indirects. Ici, selon l'interprétation la plus répandue, on dispose de l'acte lui-même, interrompu. C'est l'une des raisons pour lesquelles les « Dinosaures qui se battent » sont classés trésor national mongol, et ils restent l'un des indices les plus directs qu'un dromæosauridé pouvait s'en prendre à une proie de sa taille — même si, on l'a vu, d'autres lectures du fossile ne sont pas exclues.

Scène reconstituée : un Protoceratops se cabre face à un Vélociraptor emplumé dans un paysage de dunes du Crétacé mongol, au crépuscule
L'affrontement reconstitué. Le Vélociraptor est ici représenté emplumé, conformément aux tubercules d'attache de plumes observés sur l'avant-bras de l'espèce.

La collerette : sans doute ni bouclier, ni signature de sexe

Que servait cette grande collerette osseuse ? La réponse a changé deux fois, et c'est peut-être l'histoire la plus instructive de la fiche.

Première explication, longtemps dominante : un bouclier protégeant la nuque des morsures. Elle convainc peu — la collerette est largement ajourée, traversée de deux grandes fenêtres, et relativement fine : on voit mal en faire un rempart efficace, même si un rôle protecteur secondaire ne peut pas être exclu.

Deuxième explication, devenue un classique des manuels : un caractère sexuel secondaire, les mâles arborant des collerettes plus larges. En 2015, une équipe menée par Leonardo Maiorino a soumis cette idée à une analyse morphométrique rigoureuse : les mesures ne séparent pas deux groupes. Le dimorphisme sexuel du Protoceratops, présenté comme acquis pendant des décennies, n'est pas solidement soutenu par les données : seule la hauteur de la bosse nasale garde une différence possible entre les sexes.

Crâne fossile de Protoceratops de profil, montrant le bec de perroquet, la bosse nasale et la grande collerette osseuse ajourée
Crâne fossile de Protoceratops : bec corné, bosse nasale discrète et collerette ajourée de deux grandes fenêtres — une structure bien légère pour un bouclier. Photo : Gary Todd / Wikimedia Commons, CC0

L'argument le plus fort est venu de la croissance. En mesurant la collerette sur une longue série d'individus de tous âges, David Hone et ses collègues ont montré en 2016 qu'elle grandit en allométrie positive : bien plus vite que le reste du corps. Une analyse morphométrique en trois dimensions, publiée en 2021 par Andrew Knapp, a confirmé le résultat sans faire réapparaître de dimorphisme net.

🔬 Le saviez-vous — pourquoi l'allométrie positive est un indice de signal

Les structures qui servent de signal — bois du cerf, queue du paon — restent souvent discrètes chez le jeune puis grandissent bien plus vite que le corps à l'approche de la maturité. Ce n'est pas une règle absolue : certains organes utilitaires ont eux aussi une croissance accélérée, et certains ornements n'en ont pas. Mais la collerette du Protoceratops suit nettement ce schéma, ce qui en fait un indice solide. Interprétation actuelle : un signal social, présent chez les deux sexes, qui a pu servir à se reconnaître, à s'imposer ou à séduire — sans qu'on puisse dire lequel de ces usages dominait. Probablement pas une armure, et pas un attribut propre aux mâles.

Un nid de quinze jeunes

En 2011, David Fastovsky et ses collègues décrivent une pièce extraordinaire venue du même site de Tugrugeen Shireh : une cuvette de 70 centimètres de diamètre contenant quinze jeunes Protoceratops, tous âgés de moins d'un an, ensevelis ensemble.

Quinze individus du même âge au même endroit, déjà assez grands et bien développés : pour les auteurs, c'est un nid où les petits sont restés et ont grandi après l'éclosion. Aucun adulte n'a été retrouvé avec eux, mais un séjour aussi long au nid laisse supposer qu'ils n'étaient pas livrés à eux-mêmes. Les auteurs en tirent une conclusion qui dépasse largement l'espèce : les soins parentaux et la vie en groupe seraient des comportements ancestraux chez les cératopsiens, présents dès leurs formes les plus primitives — et non une invention tardive des grands genres à cornes.

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Le griffon : une belle histoire qui ne tient pas

Impossible de parler du Protoceratops sans évoquer la théorie qui l'a rendu célèbre auprès du grand public. En 1989, la folkloriste Adrienne Mayor propose une idée séduisante : les crânes de Protoceratops, abondants et affleurant dans le désert, auraient été vus par des chercheurs d'or scythes en Asie centrale, puis décrits de proche en proche jusqu'en Grèce, où ils auraient donné naissance au griffon — ce quadrupède à bec d'aigle gardien des trésors. Le rapprochement visuel est frappant, et l'hypothèse a fait le tour du monde.

☠ Démontée en 2024

En 2024, Mark Witton et Richard Hing ont repris le dossier point par point dans Interdisciplinary Science Reviews. Leurs objections sont géographiques et chronologiques : les gisements de Protoceratops se trouvent à des centaines de kilomètres des gisements d'or d'Asie centrale, ce qui ruine le lien avec le griffon gardien des trésors ; les représentations de griffons antiques ne coïncident ni dans le temps ni dans l'espace avec une telle transmission ; et le griffon, composite d'aigle et de lion, s'explique parfaitement par les traditions iconographiques du Proche-Orient, sans avoir besoin du moindre fossile. Trente-cinq ans après sa formulation, l'hypothèse est aujourd'hui considérée comme très improbable.

Cela ne veut pas dire qu'aucun mythe n'a jamais eu de fossile pour origine — plusieurs cas sont bien documentés. Cela veut dire que celui-ci, le plus célèbre de tous, ne résiste pas à l'examen. C'est une correction utile : elle rappelle qu'une ressemblance visuelle, même spectaculaire, n'est pas une démonstration.

Actif de jour comme de nuit ?

Dernier indice, plus fragile mais séduisant. En 2011, Lars Schmitz et Ryosuke Motani ont comparé les anneaux sclérotiques — les couronnes d'os qui cerclent l'œil de nombreux vertébrés — de trente-trois archosaures fossiles à ceux de 164 espèces actuelles. Chez les animaux vivants, l'ouverture de cet anneau est étroite chez les diurnes et large chez les nocturnes. Appliquée aux dinosaures du Gobi, la méthode suggère un Vélociraptor au moins en partie nocturne et un Protoceratops cathéméral — actif par phases réparties sur les vingt-quatre heures, de jour comme de nuit.

Le résultat est à manier avec prudence : un commentaire critique publié dans la même revue y a relevé de « sérieux défauts » de données et de méthode, ses auteurs estimant qu'on ne peut pas encore reconstituer avec confiance le rythme d'activité de la plupart des archosaures fossiles. Mais si ce tableau se confirmait, il changerait l'éclairage de toutes les scènes qu'on imagine dans ce désert — y compris celle du combat.

Le plus discret des cératopsiens

Protoceratops n'a pas de cornes, pas de gigantisme, pas de record. Il a mieux : il est nombreux. C'est précisément parce qu'on en a ramassé des centaines qu'on peut aujourd'hui suivre la croissance d'un dinosaure du jeune à l'adulte, démonter un dimorphisme sexuel qu'on croyait établi, appuyer l'idée que les soins parentaux sont anciens chez les cératopsiens, et comprendre pourquoi ses œufs manquaient à l'appel.

Célèbre pour des œufs qui n'étaient pas les siens, pour une légende qui ne lui doit rien et pour un combat qui n'a pas eu de vainqueur, le petit herbivore du Gobi aura passé un siècle à voir la gloire lui échapper. La science, elle, lui doit beaucoup plus que ça.

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Sources scientifiques et références

  • Granger, W., & Gregory, W. K. (1923). « Protoceratops andrewsi, a pre-ceratopsian dinosaur from Mongolia ». American Museum Novitates, 72, 1–9.
  • Osborn, H. F. (1924). « Three new Theropoda, Protoceratops zone, central Mongolia ». American Museum Novitates, 144, 1–12. [nommant Oviraptor philoceratops]
  • Kielan-Jaworowska, Z., & Barsbold, R. (1972). « Narrative of the Polish-Mongolian Palaeontological Expeditions 1967-1971 ». Palaeontologia Polonica, 27, 5–13. [découverte des « Dinosaures qui se battent »]
  • Norell, M. A., Clark, J. M., Chiappe, L. M., & Dashzeveg, D. (1995). « A nesting dinosaur ». Nature, 378, 774–776. doi:10.1038/378774a0
  • Carpenter, K. (1998). « Evidence of predatory behavior by carnivorous dinosaurs ». Gaia, 15, 135–144.
  • Mayor, A. (2000). The First Fossil Hunters: Paleontology in Greek and Roman Times. Princeton University Press.
  • Schmitz, L., & Motani, R. (2011). « Nocturnality in dinosaurs inferred from scleral ring and orbit morphology ». Science, 332(6030), 705–708. doi:10.1126/science.1200043
  • Choi, S., Yang, T.-R., Moreno-Azanza, M., Zhang, S., & Kim, N.-H. (2022). « Triassic sauropodomorph eggshell might not be soft ». Nature, 610, E8–E10. doi:10.1038/s41586-022-05151-9
  • Hall, M. I., Kirk, E. C., Kamilar, J. M., & Carrano, M. T. (2011). « Comment on "Nocturnality in dinosaurs inferred from scleral ring and orbit morphology" ». Science, 334(6063), 1641. doi:10.1126/science.1208442
  • Fastovsky, D. E., Weishampel, D. B., Watabe, M., Barsbold, R., Tsogtbaatar, K., & Narmandakh, P. (2011). « A nest of Protoceratops andrewsi (Dinosauria, Ornithischia) ». Journal of Paleontology, 85(6), 1035–1041. doi:10.1666/11-008.1
  • Maiorino, L., Farke, A. A., Kotsakis, T., & Piras, P. (2015). « Males resemble females: re-evaluating sexual dimorphism in Protoceratops andrewsi (Neoceratopsia, Protoceratopsidae) ». PLOS ONE, 10(5), e0126464. doi:10.1371/journal.pone.0126464
  • Hone, D. W. E., Wood, D., & Knell, R. J. (2016). « Positive allometry for exaggerated structures in the ceratopsian dinosaur Protoceratops andrewsi supports socio-sexual signaling ». Palaeontologia Electronica, 19.1.5A. doi:10.26879/591
  • Norell, M. A., Wiemann, J., Fabbri, M., Yu, C., Marsicano, C. A., Moore-Nall, A., Varricchio, D. J., Pol, D., & Zelenitsky, D. K. (2020). « The first dinosaur egg was soft ». Nature, 583, 406–410. doi:10.1038/s41586-020-2412-8
  • Knapp, A., Knell, R. J., & Hone, D. W. E. (2021). « Three-dimensional geometric morphometric analysis of the skull of Protoceratops andrewsi supports a socio-sexual signalling role for the ceratopsian frill ». Proceedings of the Royal Society B, 288(1944), 20202938. doi:10.1098/rspb.2020.2938
  • Witton, M. P., & Hing, R. A. (2024). « Did the horned dinosaur Protoceratops inspire the griffin? ». Interdisciplinary Science Reviews, 49(3-4), 363–388. doi:10.1177/03080188241255543